Vendredi 13 juillet 2007

Pour une concertation forte, oui, à 2 mains ! et dès aujourd'hui. Cela m’amène à mettre l’accent sur quelques points



  • La force du partenariat public – privé : les initiatives et les responsabilités ne doivent pas se situer dans le seul registre des institutions publiques et des collectivités territoriales, ni d’ailleurs uniquement de la faculté des personnes et des entreprises. Des dynamiques de comité de programmation dans le cadre d’expériences LEADER+ réussies, par exemple, illustrent de manière très intéressante l’innovation et l’intérêt de ces combinaisons entre public et privé
  • la reconnaissance d’un faisceau de légitimités : celles données par le suffrage aux élus, celles des habitants et de leur degré d’expertise par l’usage et le quotidien, celles des professionnels qui « prennent » des risques et décident d’investir sur un territoire, celles des réseaux associatifs qui peuvent rassembler en leur sein des « groupes de pairs », … il n’y a pas une légitimité supérieure à l’autre : elles relèvent de logiques différentes à partir desquelles construire un référentiel commun, l’émergence d’acteurs collectifs
  • la concertation ne doit pas se diluer dans du « consensus mou », expression souvent consacrée : la diversité est précieuse et source d’enrichissement humain, social, culturel, environnemental et économique ! Les interfaces entre les dimensions « intérêt individuel » et « intérêt collectif » peuvent constituer des tensions très fertiles
  • les élus craignent souvent que « le participatif » vienne à l’encontre de « leur pouvoir ». Mais vaut-il mieux qu’ils soient « seuls face à des décisions et à des tentations » ? A mon avis, le processus de participation vient encourager l’aide à la prise de décision (dans l’avant) et l’aide à sa mise en œuvre (dans l’après)
  • la nécessité très pragmatique de disposer de LIEUX physiques de rencontres pour pouvoir se connaître, se parler, discuter, mesurer les différences … et apprendre faire « des choses ensemble », à vivre ensemble même, surtout, si on n’est pas d’accord sur tout
  • accompagner la concertation  requiert des compétences et des expériences, alimentées par des « outils et des méthodes » pratiques et « artisanaux », à la main de la personne qui contribue à cette fonction
Par Michel Schlaifer - Publié dans : Pour une concertation forte
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