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Le Blog |
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1) Effectivement, donner de la voix ne suffit dans le meilleur des cas qu'à ceux qui crient le plus fort. Mais il ne suffit pas d'écouter, aussi bien soit -il, les avis de chacun dans telle circonstance, et d'en faire une synthèse, un compomis ou un consensus, aussi honnête soit-il, pour remplir la mission.La participation des citoyens à la vie de leur « cité »passe par la leur capacité à se forger ensemble une parole, une opinnion sur tout les sujets qui les concernent.. Il faut forger l'avis de chacun, déformer pour reformer les points de vue, déconstruire les préjugés pour reconstruire des jugements... Cette phase de constuction d'une « intelligence collective », née du partage des savoirs, des ignorances, des craintes, des imaginaires, des désirs de chacun, me semble une étape distincte dans le processus de concertation. Elle suppose des modalités spécifiques de travail qui permettent de faire « bouger » les lignes avant même de chercher le compromis ou le consensus.
2) Ce n’est qu’à cette condition que celle-ci pourra être acceptée et pertinente. Il ne faut plus seulement permettre à chacun de se faire entendre et laisser aux décideurs la responsabilité de la synthèse. Il faut faire en sorte que les acteurs du territoire s’entendent, entrent en dialogue, aboutissent à un minimum de consensus. C’est une tâche difficile qui passe par l’acquisition d’une capacité d’écoute et de compromis,
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3) « Toute démarche participative ne garantit pas nécessairement la prise en compte des avis exprimés et la construction d’accords satisfaisants pour tous ». Ou plutôt : les avis sont pris en compte, mais pas forcément retenus tels quels dans le compromis final. |